Séance du 25 mai #
I Myriam entame avec une lecture commenté de paroles de chansons autour de l’écologie : lien vers les paroles et les commentaires (cf. ci-dessous)
II Bountar lit un texte bourré d’idées et écrit en 2000 : La Psychopathologie du Travail par Rosemont Penelope (1942-)
III Galyem entonne un beau poème : La marche à l’amour par Gaston Miron (1928-1996)
IV Greg reste dans la poésie avec : Elégie par Alexandre Pouchkine (1799-1837) puis Le Lac d’Alphonse de Lamartine (1790-1869)
V NoPesto poursuit
Sun Tzu L’Art de la guerre (IVe siècle avant notre ère) - Suite de la préface et Chapitre 9
VI Patricien lit une transcription de L'1FAUX D'1TOX#2 - L’Alchimie : Pythagore VS Fernand Nathan (cf. ci-dessous)
VII Raphaël lit de Virginie Despentes (1969-) : King Kong Théorie (2006)
Texte évoqué par Bountar en résonnance : Emma Goldman - L’Anarchisme et la question sexuelle - 1896
L’intervention de Myriam en détail :
Ce soir, je voulais partager avec vous quelques paroles de chansons engagées pour l’écologie. Quelques chansons que j’appécie particulièrement pour les paroles essentiellement mais également pour la mélodie.
Respire - Mickey 3D L’hymne de nos campagnes - Tryo Aux arbres citoyens - Yannick Noah What I’ve done - Linkin Park
Respire - Mickey 3D
Approche-toi petit, écoute-moi gamin, Je vais te raconter l’histoire de l’être humain Au début y avait rien au début c’était bien La nature avançait y avait pas de chemin Puis l’homme a débarqué avec ses gros souliers Des coups d’pieds dans la gueule pour se faire respecter Des routes à sens unique qu’il s’est mis à tracer Les flèches dans la plaine se sont multipliées Et tous les éléments se sont vus maîtrisés En deux temps trois mouvements l’histoire était pliée C’est pas demain la veille qu’on fera marche arrière On a même commencé à polluer le désert
Il faut que tu respires, et ça c’est rien de le dire Tu vas pas mourir de rire, et c’est pas rien de le dire
D’ici quelques années on aura bouffé la feuille Et tes petits-enfants ils n’auront plus qu’un oeil En plein milieu du front ils te demanderont Pourquoi toi t’en as deux tu passeras pour un con Ils te diront comment t’as pu laisser faire ça T’auras beau te défendre leur expliquer tout bas C’est pas ma faute à moi, c’est la faute aux anciens Mais y aura plus personne pour te laver les mains Tu leur raconteras l’époque où tu pouvais Manger des fruits dans l’herbe allongé dans les prés Y avait des animaux partout dans la forêt, Au début du printemps, les oiseaux revenaient
Il faut que tu respires, et ça c’est rien de le dire Tu vas pas mourir de rire, et c’est pas rien de le dire Il faut que tu respires, c’est demain que tout empire Tu vas pas mourir de rire, et c’est pas rien de le dire
Le pire dans cette histoire c’est qu’on est des esclaves Quelque part assassin, ici bien incapable De regarder les arbres sans se sentir coupable A moitié défroqués, cent pour cent misérables Alors voilà petit, l’histoire de l’être humain C’est pas joli joli, et j’connais pas la fin T’es pas né dans un chou mais plutôt dans un trou Qu’on remplit tous les jours comme une fosse à purin
Il faut que tu respires, et ça c’est rien de le dire Tu vas pas mourir de rire, et c’est pas rien de le dire Il faut que tu respires, c’est demain que tout empire Tu vas pas mourir de rire, et c’est pas rien de le dire
Mickey 3D fait ici le pari de parler du futur complètement hallucinant qui pourrait nous arriver. Mais tout en se basant sur des choses déjà réelles. Pour atténuer la brutalité de leurs paroles, ils ont fait un clip en animation qui permet de penser que l’on regarde plutôt un desssin animé. Tout est joli et paisible. Mais la chute de la fin, nous imprime l’image de tout ce que l’on pourrait perdre et que l’on commence à perdre déjà.
L’hymne de nos campagnes - Tryo Si tu es né dans une cité HLM Je te dédicace ce poème En espérant qu’au fond de tes yeux ternes Tu puisses y voir un petit brin d’herbe Et les man faut faire la part des choses Il est grand temps de faire une pause De troquer cette vie morose Contre le parfum d’une rose Refrain : C’est l’hymne de nos campagnes De nos rivières, de nos montagnes De la vie man, du monde animal Crie-le bien fort, use tes cordes vocales! Pas de boulot, pas de diplômes Partout la même odeur de zone Plus rien n’agite tes neurones Pas même le shit que tu mets dans tes cônes Va voir ailleurs, rien ne te retient Va vite faire quelque chose de tes mains Ne te retourne pas ici tu n’as rien Et sois le premier à chanter ce refrain{au Refrain} Assieds-toi près d’une rivière Ecoute le coulis de l’eau sur la terre Dis-toi qu’au bout, hé ! il y a la mer Et que ça, ça n’a rien d’éphémère Tu comprendras alors que tu n’es rien Comme celui avant toi, comme celui qui vient Que le liquide qui coule dans tes mains Te servira à vivre jusqu’à demain matin !{au Refrain} Assieds-toi près d’un vieux chêne Et compare le à la race humaine L’oxygène et l’ombre qu’il t’amène Mérite-t-il les coups de hache qui le saigne? Lève la tête, regarde ces feuilles Tu verras peut-être un écureuil Qui te regarde de tout son orgueil Sa maison est là, tu es sur le seuil…{au Refrain} Peut-être que je parle pour ne rien dire Que quand tu m’écoutes tu as envie de rire Mais si le béton est ton avenir Dis-toi que c’est la forêt qui fait que tu respires J’aimerais pour tous les animaux Que tu captes le message de mes mots Car un lopin de terre, une tige de roseau Servira la croissance de tes marmots !{au Refrain}
Cette chanson, sur un tempo plutôt tranquille dénonce également tout ce que l’on peut faire à la nature qui nous entoure. Tryo essaie ici de réveiller un peu les consciences afin que nous nous rendions compte que l’Homme doit vivre avec la nature et qu’il vit déjà grâce à cette même nature. Leur clip fait le parallèle entre la vie d’avant et celle de maintenant. Le clip commence par l’agriculture que l’on avait il y a 50 ans, une agriculture raisonnée pour se nourrir et on passe d’un coup sur l’image de l’agro-alimentaire qui tuent plus d’animaux pour se nourrir que l’on en a besoin. Ils soulignent l’absurdité de notre vie comparée à la vie plus simple que l’on pourrait avoir. Ils comparent 2 modes de vies à l’opposée : celle de la vie en ville et celle plus proche de la nature.
Aux arbres citoyens - Yannick Noah
Le ciment dans les plaines Coule jusqu’aux montagnes Poison dans les fontaines, Dans nos campagnes De cyclones en rafales Notre histoire prend l’eau Reste notre idéal “Faire les beaux” S’acheter de l’air en barre Remplir la balance Quelques pétrodollars Contre l’existence De l’équateur aux pôles, Ce poids sur nos épaules De squatters éphémères… Maintenant c’est plus drôle Puisqu’il faut changer les choses Aux arbres citoyens ! Il est grand temps qu’on propose Un monde pour demain ! Aux arbres citoyens Quelques baffes à prendre La veille est pour demain Des baffes à rendre Faire tenir debout Une armée de roseaux Plus personne à genoux Fais passer le mot C’est vrai la terre est ronde Mais qui viendra nous dire Qu’elle l’est pour tout le monde… Et les autres à venir… Puisqu’il faut changer les choses Aux arbres citoyens ! Il est grand temps qu’on propose Un monde pour demain ! Puisqu’il faut changer les choses Aux arbres citoyens ! Il est grand temps qu’on s’oppose Un monde pour demain ! Aux arbres citoyens Plus le temps de savoir à qui la faute De compter sur la chance ou les autres Maintenant on se bat… Avec toi, moi j’y crois… Puisqu’il faut changer les choses Aux arbres citoyens ! Il est grand temps qu’on propose Un monde pour demain ! Avec toi,moi j’y crois…
Ici, Yannick Noah, fait un parallèle entre le monde capitaliste et les peuples qui y sont éloignés. Il montre dans son clip à l’allure d’un dessin-animé que le capitalisme détruit le mode de vie de peuple qui vivent en harmonie avec la nature.
What I’ve done - Linkin Park
In this farewell, there’s no blood Dans cet adieu, il n’y a pas de sang There’s no alibi, cause I’ve drawn regret Il n’y a pas alibi, parce que je tire du regret From the truth of a thousand lies De la vérité, des milliers de mensonges So let mercy come, and wash away Alors laisse venir la pitié laver tout ça
[CHORUS : ] [REFRAIN : ] What I’ve done Qu’ai-je fait ! I’ll face myself Je me ferais face To cross out Pour rayer What I’ve become Ce que je suis devenu Erase myself Je m’efface And let go of Et abandonne What I’ve done Ce que j’ai fait
Put to rest what you thought of me Enterre ce que tu pensais de moi, While I clean this slate Pendant que je fais table rase With the hand of uncertainty Avec les mains de l’incertitude So let mercy come, and wash away Alors laisse venir la pitiélaver tout ça
[CHORUS] [REFRAIN]
For what I’ve done Pour ce que j’ai fait, I’ll start again Je recommencerais And whatever pain Et quoi qu’il m’en coûte, May come Cela s’arrête aujourd’hui Today this ends Miséricorde pour ce que j’ai fait ! I’m forgiving
[REFRAIN] [CHORUS]
Ce que j’ai fait What I’ve done (nananannana… ) (nananannana… ) Pardonnez ce que j’ai fait Forgiving what I’ve done (nananannana… ) (nananannana… )
Dans cette chanson, Linkin Park fait le mea culpa de l’espèce humaine. Ils se mettent en position de coupables face à tout ce qui a été fait contre la planète et contre la vie sur terre en général. Leur clip commence par la nature et la vie animale. Les images suivantes sont la vie de fous que l’on mène, avec de la circulation de véhicules à gogo et des grandes villes avec des immeubles tellement hauts et entourés de pollution. Une pollution si dense que l’on ne voit pas à travers. On ne distingue que le haut des bâtiments, qui sont tellement hauts, qu’ils passent à travers cette pollution. Dans ce clip, il y a des images successives qui font le contraste entre la nature et la destruction de cette naure par l’homme. On y voit aussi des pans d’histoires avec le Ku Klux Klan et les Nazis entre-autre. La drogue et la modification génétique y est aussi mentionné.
J’avais envie de partager avec vous ces paroles de chansons qui ne sont pas issues de livres ou de romans mais qui ont le mérite d’être aussi de la littérature à mes yeux et qui portent des messages importants parfois. Et qui peuvent être de bons points de départ pour en faire un débat ou pour en discuter.
L’intervention de Patricien en détail :